Une soif de Justice qui poursuit la Justice

Charles Meyer

Charles Meyer est avocat aux barreaux d’Israël et de Bruxelles, professeur honoraire de fiscalité internationale à l’ENPC/MBA et président de la commission d’éthique des affaires du grand rabbin de France.

Le docteur Sarah Halimi, après des études de médecine voulues par altruisme, a choisi une voie différente pour exercer sa générosité, dans une vie en conformité avec les valeurs et les enseignements millénaires du judaïsme et de sa pratique.
Elle a opté pour la voie de l’exigence morale, de l’éthique et de la rigueur, de la bienveillance et du souci de l’autre….
Cette bienveillance s’est exercée dans son entourage et a excellé dans ce qu’elle considérait comme l’œuvre de sa vie, la direction d’une crèche ou elle se dévouait sans limite pour le bien-être des enfants.


Sarah incarne la conscience


Elle nous a quittés, assassinée parce que juive au cri de Allah akbar !
Sarah est ainsi devenue une personnalité emblématique autour de laquelle sont regroupés les hommes de bonne volonté qui luttent contre la résurgence de la haine et de la barbarie, et contre le déclin de la civilisation.
Son souvenir, le récit de son calvaire tragique, font émerger la soif de Justice, une soif non étanchée car la Justice comme vertu ne s’est hélas pas incarnée dans le fonctionnement des institutions judiciaires.
Les dysfonctionnements, les insuffisances largement décrites, la vérité souvent obscurcie par des préoccupations étrangères à la nécessaire intransigeance de la Justice font de Sarah Halimi le symbole de la résistance à une justice exonératoire qui s’exerce pour la raison fausse de soumission au bon ordre.
Le juridisme face à la conscience…
Sarah incarne ainsi la conscience. Son souvenir et l’action qu’elle inspire contribueront à promouvoir la primauté de la Justice qui poursuit la Justice en opposition à une justice qui protège un certain ordre.

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