La décision du juge qui a refusé de voir de la judéophobie dans l’acte de Kobili Traoré assassinant Sarah Halimi en hurlant des propos antisémites a suscité une émotion qui ne devrait pas être limitée à celle de la «communauté juive». Déclarer que l’assassin ne devait pas être jugé «en raison d’un trouble psychique ou neuropsychique au moment des faits» n’était-il pas une manière d’éviter un procès et de ne pas taxer un jeune musulman d’antisémitisme? Jean-Éric Schoettl analyse ce point de droit avec sa compétence de juriste.
Un droit «pur» n’existe pas.
Le sens politique ne devrait pas être ignoré.
Cette analyse soulève le problème des instances judiciaires, qui semblent de plus en plus sensibles aux effets sociaux et politiques de leurs décisions.