Depuis l’an 2000, le nombre d’actes antisémites oscille entre quatre cents et mille par an. Ces chiffres
sont alarmants. Les Juifs ne se sentent plus en sécurité en France. Ils sont une cible de choix pour les
musulmans radicaux. Les familles quittent les quartiers où elles se sentent menacées pour des villes ou
des banlieues plus calmes, et beaucoup ont quitté le pays.
Les Juifs ne se sentent plus en sécurité en France.
Kobili Traoré a un long passé de vols et de violences, avec vingt-deux condamnations pour vol à main
armée et trafic de drogue. Il s’est radicalisé en prison et à la mosquée Omar de la rue Jean-Pierre-
Timbaud. Les experts psychiatres qui l’ont examiné ont ignoré son double profil de criminel violent et
d’islamiste pour se concentrer sur son supposé déséquilibre psychologique.
Pourtant, la dimension islamiste de son crime est indéniable. Pendant le meurtre, il s’est arrêté pour
réciter des sourates du Coran et des témoins l’ont entendu crier Allah akbar !
La dimension islamiste du crime est indéniable.
Les défaillances qui ont caractérisé l’examen du meurtrier de Sarah Halimi sont difficiles à comprendre et en font un cas d’école. En ces temps troublés, entre colère, tristesse et désolation, sa famille et ses soutiens ont légitimement exigé que justice soit rendue au nom du peuple français. Pas plus en France qu’ailleurs, l’antisémitisme n’est jamais une vue de l’esprit. C’est une tumeur maligne avec de nombreuses métastases. Il assassine brutalement.
L’antisémitisme n’est jamais une vue de l’esprit.
Dans un contexte où le double phénomène de l’antisémitisme et de l’islamisme est en pleine expansion, la conclusion de l’irresponsabilité pénale de Traoré est un signal clair envoyé aux djihadistes potentiels. C’est une terrible régression et une trahison dans la lutte contre ces fléaux, et cela induit une impunité extrêmement préoccupante.