Ce n’est pas l’excès de confiance qui nous fait parler d’espoir, tikva en hébreu, après le meurtre barbare de Sarah Halimi. Nous évoquons ce mot, car nous savons que seuls le combat et l’engagement permettent d’agir face à l’antisémitisme.
Contrairement au racisme, tout aussi ignoble, ce fléau est par nature génocidaire puisqu’il veut la disparition du Juif : soit de son corps (nazis ou islamistes), soit de son âme (Inquisition), soit de son culte (Antiochos IV, le roi grec). La présence d’un Juif est vécue par l’antisémite comme une sorte d’empêchement existentiel.
Celui qui désespère des événements
– Albert Camus
est un lâche, mais celui qui espère
en la condition humaine est un fou.