«C’ est antisémite», ai-je déclaré au procureur de la République chargé de l’affaire initialement qualifiée de «femme défenestrée par un voisin». Lorsque la victime est une Juive identifiable et le tueur un musulman radicalisé, le fait divers doit céder la place à l’assassinat antisémite. Une différence de nature liée à la longue histoire de l’antisémitisme, qui a tellement tué. Pour Sarah Halimi, certains voulaient une enquête approfondie, tout en rejetant le caractère antisémite. J’avais d’ailleurs demandé le dessaisissement de la juge d’instruction. Le BNVCA a martelé «antisémitisme», comme pour Ilan Halimi.
De surcroît, il y eut la honteuse défaillance des forces de l’ordre.