Sarah Halimi, torturée et tuée. Je pensais à elle en écoutant le premier concerto pour violon de Chostakovitch, interprété par David Oïstrakh. Du grave à l’aigu, flirtant avec la discordance, l’archet traverse nos têtes et violente l’esprit.
La torture de Sarah, face à son meurtrier, petite canaille que son âme protectrice recevait chez elle : questions sans réponses, réponses sans questions biffées par les déchirures de fer et de haine de la petite frappe dévoyée d’islam. D’un islam aussi totalitaire et aliénant que le fut Staline pour Chostakovitch.
Un islam aussi totalitaire et aliénant que le fut Staline pour Chostakovitch.
Je ne nommerai pas le criminel, ce serait une reconnaissance qu’il ne mérite pas.
Méritait-il ce déni de justice qui ne voulait rien savoir de sa responsabilité ?
Désir de meurtre que celui d’une Juive âgée sans défense, et fort méritante en ses actes au service d’autrui, fait passer au rang d’un déni collectif.
Le déni n’est pas ici la barrière d’un impossible refoulement : il est l’enveloppe du mensonge. Tels ceux, fort nombreux, de Mahmoud Abbas affirmant les cinquante holocaustes subis par les Palestiniens. Telle la « proposition de résolution nº 143 condamnant l’institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien » par un groupe de la Nupes à l’Assemblée nationale, la condamnation d’Israël n’omettant pas d’inclure la classique accusation de meurtre des enfants par l’État hébreu.
Le déni n’est pas ici la barrière d’un impossible refoulement : il est l’enveloppe du mensonge.
En refusant de rendre justice à Sarah Halimi, c’est une fois de plus Israël qu’on a voulu détruire, malgré toutes les hypocrites et faussement vertueuses dénégations.