Se demander, à l’aube de la vieillesse, s’il sera possible de profiter sereinement des jours futurs. Se rappeler son père, ce numéro 167643 tatoué sur son bras, les camps de concentration, ma famille inconnue restée dans les cendres d’Auschwitz.
Se demander sans cesse si les signes précurseurs d’un futur noir ne sont pas à nouveau réunis…
Se rappeler son père,
ce numéro 167643 tatoué sur son bras.
Que faire ? Partir ? mais où, si ce n’est en Israël ? Rester et résister ? mais comment ? Comment résister à tant de haine ? Haine qui, aujourd’hui, s’exprime jusque dans les rangs de l’Assemblée nationale française.
Est-ce une malédiction incontournable, qui doit ressurgir dès que les cendres sont refroidies ? Que dire devant tous les mensonges et contre-vérités visant à dénoncer l’État d’Israël ? Ce n’est pas n’importe quel État, c’est l’État juif.
Sentiment d’inquiétude et de tristesse.
Internet, lieu de tous les excès
Avoir travaillé une vie durant dans le digital, avoir contribué à offrir à tous la possibilité de s’exprimer librement, et voir à quel point cet outil est perverti et permet l’expression incontrôlée, voire incontrôlable, du pire de ce que peut exprimer l’humanité.
Cette immense toile que les précurseurs civils ont rêvé être un espace libertaire aux promesses infinies : la libre expression, l’ouverture au monde, au savoir, aux autres…
Du rêve libertaire
aux idéologies mortifères.
Cet espace est devenu le moyen d’expression de toutes les idéologies, y compris les plus mortifères. Autrefois, nous avions les discussions de comptoir ; aujourd’hui chaque idéologie, même la plus détestable, y trouve une audience beaucoup plus large. L’Internet, ce lieu de tous les excès, où les fakes en tous genres règnent en maîtres. Il est difficile, même pour les plus avertis, de s’en protéger et de discerner le vrai du faux.
Que faire ?
Mettons fin à l’anonymat
Certainement le réguler. Il est vain d’imaginer que la liberté puisse exister sans la règle. Alors commençons par le début. Mettons fin à cet anonymat qui autorise tous les excès et permet notamment à l’antisémitisme de se propager comme jamais.
La fin de l’anonymat doit être l’un de nos premiers combats d’hommes libres.