Guy Bensoussan, président de la communauté juive de Lille, qui a toujours de très bonnes initiatives, a eu l’excellente idée de réaliser un fascicule sur la vie exemplaire et la fin tragique du docteur Sarah Halimi.
Cet ouvrage doit être mis à la disposition du plus grand nombre et particulièrement des jeunes, des enseignants, des maisons de quartier, des associations cultuelles et culturelles, des universités et des administrations.
Le docteur Sarah Halimi est l’exemple même de ce que la religion juive peut apporter au monde : l’amour du prochain ou, comme le dit Levinas, de son lointain. Elle a exercé la médecine par vocation et apporté son professionnalisme et son amour aux petits enfants qu’elle a éduqués, choyés, consolés comme une maman dans ses fonctions de médecin et directrice de crèche. Elle a réuni autour d’elle une famille à laquelle elle a su transmettre ses valeurs.
Malgré les difficultés, elle n’a jamais renoncé à revendiquer haut et fort son judaïsme.
À l’approche de Pessah, la Pâque juive, les jours où nous devons nous rappeler que nous avons été esclaves en Égypte, où nous devons faire notre introspection et sortir de notre esclavage intérieur pour renaître autrement, le docteur Sarah Halimi, qui avait commencé à préparer la fête, a été sauvagement assassinée par un monstre antisémite.
La nation tout entière, dans toutes ses composantes, doit faire son examen de conscience et mener avec force la lutte contre tous les lieux d’embrigadement où la haine et l’antisémitisme sont propagés, notamment auprès des jeunes.
Les professionnels savent parfaitement que, dans une famille maltraitante, avant toute thérapeutique il faut que la violence soit nommée et reconnue. De même, la nation dans toute sa diversité doit nommer et définir clairement l’antisémitisme pour l’éradiquer.
Que ce fascicule à la mémoire d’une grande Dame assassinée parce que juive et pratiquante aide au mieux vivre-ensemble.