Où trouver un Emile Zola pour l’affaire Sarah Halimi ?

Philippe Meyer

Philippe Meyer est le président du B’nai B’rith France, membre du Comité directeur du CRIF, et le vice-président du Consistoire de Paris.

Par son histoire, son destin, sa tragédie, Sarah Halimi est l’un des visages poignants de notre histoire juive contemporaine. Les parents de Lucie Attal ont quitté Constantine dans les années 1950, après que des commerces tenus par des Juifs avaient été caillassés. Elle choisit, à l’âge de vingt ans, de rejoindre une communauté juive pratiquante et d’adopter un prénom juif : Lucie devient Sarah. Elle débute alors l’engagement de sa vie, en accompagnant les jeunes enfants d’une crèche et leurs parents. Cette vie devait se terminer à l’image de son existence, dans le calme et la douceur. Sauvagement assassinée par un barbare islamiste, parce que juive, elle rendra son dernier souffle dans les cris et la douleur, vêtue d’une chemise de nuit blanche, symbole de pureté et de fragilité.


Sarah Halimi, tuée deux fois


Persécutions, exode, transmission, barbarie. À ces symboles forts que Sarah Halimi a incarnés s’en ajoute un autre, celui de l’injustice qui a tant frappé le peuple juif, cette injustice qui a tué Sarah Halimi une deuxième fois.

[...] Suite de la contribution dans le livre L'invisible de la rue Vaucouleurs

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