Sarah Halimi habitait Belleville, elle était médecin à la retraite, âgée de soixante-cinq ans. Elle avait trois enfants. Elle habitait le quartier où Romain Gary situe La Vie devant soi, qui raconte
l’amitié entre Madame Rosa, rescapée d’Auschwitz, et le petit Mohammed, alias Momo, orphelin – une amitié symbole de paix et de partage entre les mondes culturels et sociaux. En 2017, Sarah Halimi fut assassinée. Elle fut séquestrée dans son appartement et tuée par un voisin, musulman fanatique qui avait pris sa judéité pour preuve de «satanisme». Ce meurtre eut lieu cinq ans après les assassinats d’enfants à l’école Ozar Hatorah de Toulouse. Deux ans avant la vandalisation du visage de Simone Veil à Paris, et la profanation de cimetières juifs en Alsace. Deux ans après les meurtres à l’Hypercacher de la porte de Vincennes.
L’antisémitisme tue, en France, aujourd’hui.