Sarah Halimi est devenue un symbole. Celui de la victime d’un crime antisémite dont l’auteur ne sera pas jugé en France. Mais derrière un nom, il y avait une femme, avec sa trajectoire de vie. Je trouve heureuse l’initiative de rappeler que derrière l’affaire, il y avait un être humain pétri de générosité, ouvert aux autres, avec une vie familiale et professionnelle riche d’affection, de dévouement, de générosité. Trop souvent, la victime devient une abstraction, un personnage figé par le crime. André Malraux a écrit : «Le tombeau des héros est le cœur des vivants.»