Comme l’a expliqué, arguments forts à l’appui, le grand rabbin de France Haïm Korsia, notre justice ne s’est pas honorée en couvrant d’un voile d’innocence le meurtre atroce et clairement antisémite de Sarah Halimi. À défaut de pouvoir rouvrir un procès qui n’a même pas eu lieu, on peut, par nos mots et nos écrits, tenter de dire ce qui aurait été juste. Dans cette «affaire», trois fautes ont été commises.
Trois fautes dans cette «affaire»
D’abord, en tenant les avis des psychiatres pour «scientifiques», ce qui est une plaisanterie : la psychiatrie, comme la philosophie, n’est pas une science exacte et les biais idéologiques y sont omniprésents. À preuve, le fait qu’un des psychiatres concluait à une simple altération du discernement du meurtrier, ce qui permettait un jugement, tandis que les autres parlaient d’abolition et plaidaient ainsi pour l’impossibilité de juger Kobili Traoré.
Ensuite, le fait que la prétendue «bouffée délirante» aurait résulté d’une consommation de stupéfiants, dont l’assassin était coutumier, aurait dû constituer non pas une excuse, mais une circonstance aggravante, comme c’est le cas dans de nombreuses autres affaires, en particulier pour les accidents de la route.
Pour les actes antisémites violents,
les données montrent, en Europe,
une prédominance des musulmans
et la quasi-disparition de l’extrême droite.