Depuis plus de deux décennies, les Français juifs subissent la résurgence d’un antisémitisme en acte, parfois sur fond de délinquance, parfois porté par des organisations terroristes, toujours étayé par un fonds culturel antijuif issu de lectures islamistes ou de fantasmagories propagées par des personnages en mal de notoriété sulfureuse. Pourtant, ce que l’on nomme désormais «l’affaire Sarah Halimi» se distingue dans la funeste liste des crimes antijuifs.
Entre les deux tours,
on enverra les journalistes
au Mémorial de la Shoah.
L’assassinat de Sarah Halimi exprime non seulement la tragédie des Français juifs, mais la tragédie de la France elle-même. Ce pays où une classe politico-médiatique a tant de mal à nommer ce que la majorité de ses concitoyens voit, subit, dénonce.