L’antisémitisme n’est pas soluble dans la folie

Raphaël Enthoven

Raphaël Enthoven est professeur de philosophie, journaliste et conseiller de la rédaction de Franc-Tireur. En 2022, il a publié Krasnaïa aux éditions de l’Observatoire et Qui connaît Fabien Roussel?, un livre d’entretien, chez le même éditeur.

Fallait-il ou non juger le fou? Je ne sais pas. Je ne suis pas juriste. J’ai mon idée là-dessus, mais je laisse à d’autres le soin d’y répondre. Pourtant, ce n’est pas parce que l’homme n’est pas jugé qu’il n’y a pas eu de crime! Et les gens qui se servent de la Cour de cassation pour dire qu’on peut passer à autre chose sont des salauds. Quelle leçon retenir du meurtre de Sarah Halimi? Que l’antisémitisme n’est pas soluble dans la folie.

Les gens qui se servent
de la Cour de cassation pour dire
qu’on peut passer à autre chose
sont des salauds.

Des territoires gangrenés par l’islamisme

Si fou (ou défoncé) soit-il, l’assassin du docteur Halimi est d’abord antisémite. Pas plus la drogue que la bouffée délirante ne rendent antisémite. C’est l’environnement. L’assassin de Sarah Halimi a vécu dans un environnement où il a appris à détester les Juifs, à en faire des diables et à considérer que leur disparition serait un bienfait.

[...] Suite de la contribution dans le livre L'invisible de la rue Vaucouleurs

Retrouvez toutes les contributions dans le livre