Sarah Halimi n’a jamais pensé entrer dans l’histoire comme le nom d’une affaire. « Douze minutes pour comprendre l’affaire Halimi », titre généreusement Médiapart ; Wikipedia explique que c’est une affaire « judiciaire française ». Le meurtre sauvage d’une femme juive au nom des lois islamiques, dont la justice française n’a pas dit mot lors du procès qui n’a pas eu lieu, restera gravé dans nos mémoires comme l’ultime injustice de l’appareil judiciaire français et la trahison de la République : « L’irresponsabilité pénale de Traoré a été décidée par le juge d’instruction sans procès, mais aussi avec une enquête volontairement bâclée : rejet des éléments à charge, refus de l’instruction de reconstituer la scène du crime, refus d’enquêter sur les fréquentations de l’assassin et sur ses conversations téléphoniques1 . »
Un crime sauvage dont la justice n’a pas dit mot lors du procès qui n’a pas eu lieu.
Il ne faut pas que la communauté juive soit bercée par les fausses promesses du chef de l’État qui exprime son « chaleureux soutien et la détermination de la République à les protéger »2 , car les discours n’ont jamais protégé les Juifs de la mort, des pogroms et de la barbarie. Lorsqu’un Juif sera tué par un musulman en France, il ne faudra rien dire, il faudra taire que les tueurs citent presque à la lettre le texte du Coran. Il faudra appeler tous ces religieux « psychotiques » pour ne pas mettre en cause la religion meurtrière. La justice a peur des assassins des Juifs.
Le sacrifice d’une femme juive sur l’autel du « vivre-ensemble »
Alors, ce que les médias et la justice avec ses complices « experts » appellent « l’affaire » n’est en réalité qu’un véritable sacrifice d’une femme juive sur l’autel du « vivre-ensemble ». Nous n’avons pas entendu « Je suis Sarah Halimi », parce que la mort des Juifs est devenue une norme dans ce pays ; « ça passe », comme disait, avec perspicacité, Mohamed Merah. Mais que les indifférents comprennent : la mort de Sarah Halimi, sacrifiée par la justice, est surtout un mauvais signe pour les Français : quand il ne restera pas une Sarah Halimi à abattre au nom d’Allah, viendra inexorablement le tour d’une Madame Dupont ou d’un Monsieur Martin.
1 Roland Assaraf. Voir https://perditions-ideologiques.com/2021/04/27/laffaire-sarah-halimi-un-probleme-de-
texte-de-loi-ou-une-crise-de-legitimite-institutionnelle/
2 https://www.europe1.fr/politique/pas-de-proces-pour-laffaire-sarah-halimi-macron-dit-souhaiter-un-
changement-de-loi-4039480