Pourquoi cette gêne quand il s’agit de la mort d’un Juif?
Comme si les six millions de morts de la Shoah avaient rendue irrationnelle la notion de nombre, banalisant ainsi la mort d’un seul d’entre eux. Un plus un, plus un, plus une. Sur l’échelle de l’horreur, un mort juif n’a pas la même valeur qu’un autre. Macabre constat qui ne fait que s’ajouter aux réactions gênées de l’opinion publique, médiatique et politique dès qu’un attentat terroriste fait une nouvelle victime juive. «Cet attentat odieux voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic», déclarait Raymond Barre le 3 octobre 1980, inaugurant ainsi sa nouvelle fonction de Premier sinistre.