Des voix dans le désert

Boualem Sansal

Écrivain et essayiste, Boualem Sansal vit en Algérie. Il a notamment reçu le prix de l’Académie française pour 2084. La fin du monde paru aux éditions Gallimard en 2015. Il a publié en 2020 chez le même éditeur Lettre d’amitié, de respect et de mise en garde aux peuples et aux nations de la terre. En 2022, il a écrit la préface de Une grande voyage de Michel Granek, paru chez David Reinharc Éditions.

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France. Le pays est gangrené par l’islamisme, qui l’a élu terre de djihad. Le pays est martyrisé par le terrorisme, abîmé dans ses valeurs et son mode de vie, mais rien n’y fait. La France laïque et bêtement généreuse maintient la ligne; elle protège et promeut l’islam, cheval de Troie de l’islamisme, et honore grassement des groupuscules qui se sont autoproclamés gouverneurs de l’islam de et en France. Quel formidable succès pour eux, en si peu de temps! Encore une marche ou deux et ils seront les maîtres du pays, de très méchants maîtres, on peut s’en douter.

La France laïque promeut l’islam,
cheval de Troie de l’islamisme.

Librement ou contraint et forcé, par opportunisme, par bêtise ou tout simplement à son insu, on ne saittrop, l’État français s’estinscrit dans cette division du travail. Il participe, à sa manière et selon ses moyens, au plan de conquête de la planète par la soumission islamique de ses habitants. Le point de non-retour n’est plus loin d’être atteint… Mais peut-être a-t-il été franchi, puisque tout va à son rythme, fervent et violent?
L’antisémitisme français traditionnel, qui avait reflué dans les marges obscures de la société, reprend du poil de la bête à la faveur de la montée vertigineuse de l’antisémitisme islamique. Quand l’orage est là, les vents soufflent tous dans la même direction.
L’antisémitisme islamique, c’est de la haine pure, une obligation dogmatique conforme et récompensée par de suprêmes jouissances. Mais c’est aussi de la politique et des affaires. À ce train, il deviendra rapidement la valeur centrale en France, sa colonne vertébrale. Du reste, il l’est déjà devenu dans certaines enclaves, où l’on tend à ne plus vivre que dans et par la haine bienheureuse du Juif.

[...] Suite de la contribution dans le livre L'invisible de la rue Vaucouleurs

Retrouvez toutes les contributions dans le livre