Il en va de l’antisémitisme comme de l’islamisme. Leurs maîtres mots, dans la société d’aujourd’hui, sont le déni, la complaisance et la complicité.
Déni des médias – en particulier du quotidien Le Monde –, quand Ilan Halimi était enlevé, séquestré, torturé, brûlé vif et finalement assassiné par le gang des Barbares de Youssouf Fofana, en 2006, parce que juif.
Déni de la justice quand les mobiles du crime sont édulcorés ou passés sous silence, quand la juge d’instruction, Anne Ihuellou, balaie d’un revers de main l’antisémitisme et la radicalisation islamiste de l’assassin de Sarah Halimi.
Complaisance quand la prise de stupéfiants n’est plus circonstance aggravante, mais atténuante.
Complicité quand l’assassin échappe à tout jugement et que les familles des victimes, méprisées, sont abandonnées à leur deuil impossible. Quand la haine, la barbarie et l’abjection sont escamotées au profit d’un déséquilibre psychique.