L’arrêt rendu par la Cour de cassation en avril 2021, qui conclut à l’irresponsabilité de l’assassin de Sarah Halimi, rendant impossible son procès, ne met pas un point final à l’affaire. Bien au contraire, cette décision de justice projette en pleine lumière toute une réalité française autant que sa part symbolique. Et elle ne concerne pas que les Juifs de France.
Un meurtrier drogué à la haine des Juifs
Ce ne sont pas les seuls Juifs qui se sentent meurtris et réclament que justice soit rendue. C’est le peuple français qui devrait s’estimer blessé, car c’est en son nom que la justice est rendue. Le verdict de la Cour de cassation n’a pas tenu l’assassin de Sarah Halimi pour responsable de son acte, parce qu’il aurait été en proie à une «bouffée délirante» du fait de sa consommation de drogue.
«Accro», oui, à cette culture de
la mort que les prêches ad nauseam
ont imprimée dans ses neurones.
Drogué? Il l’était sans aucun doute, mais de quelle drogue s’agissait-il? Drogué à une haine des Juifs qui explose désormais à ciel ouvert, intoxiqué par toutes les imprécations religieuses appelant au meurtre des Juifs qui inondent les réseaux sociaux et enflamment les mosquées radicales, «accro» à cette culture de la mort que les exécrations islamistes répétées ad nauseam ont imprimée dans ses neurones.