Il y a d’abord ce nom, Halimi, éternellement associé à l’antisémitisme des années 2000 et au travail que je lui ai consacré, deux livres et un scénario sur Ilan. C’est un nom qui revient dans la presse comme un cauchemar. Un nom qui pose à nouveau des questions qui font des chapeaux qui font des titres qui font la une des journaux. Mais ce sont des questions dont nous savons déjà la réponse, et qui creusent des cicatrices non refermées.
Ilan Halimi avait vingt-trois ans lorsqu’il a été repéré, enlevé, séquestré, torturé et assassiné parce qu’il était juif, et que ses tortionnaires pensaient que juif égale riche.
Ilan aurait pu être mon frère, mon cousin, mon ami. Il aurait pu être le fils de toutes les mamans de France.
Sarah, elle, a le visage de nos grands-mères. Elle en a la fragilité, la douceur, et la vie aussi qu’elle menait seule dans cet appartement du XIe arrondissement où elle aurait dû se sentir en sécurité. Avec Ilan et Sarah, c’est donc notre avenir et notre passé qui ont été assassinés.
Avec Ilan et Sarah, c’est
notre avenir et notre passé
qui ont été assassinés.