La «bouffée délirante» qui a submergé Kobili Traoré, c’est la judéo-phobie. Une judéophobie importée. Or la bien-pensance répugne à relever ce caractère d’importation, de peur de stigmatiser l’Autre. Elle cherche donc à noyer le fait de société dans le fait divers. Pour les causes, on renverra à l’exclusion sociale, à la drogue ou à une psychopathologie individuelle. Ne fait pas exception à cette règle l’attitude de l’autorité judiciaire dans l’affaire de l’assassinat de Sarah Halimi.